La saison 2 débute !

22 Juil, 2017 | BLOG, Carnet de voyage, Journal de Bord, Récit, Saison 2 | 2 commentaires

De Cartagena à Gibraltar

L’escale à Cartagena se termine.

Nous sommes le 10 juillet 2017. Nous avons passé 9 mois dans cette ville. Et ce n’est pas sans un pincement au cœur que nous la quittons.  Mais enfin, c’est la vie que nous avons choisi ! Et nous en garderons un très bon souvenir : de belles rencontres, un climat idéal, de l’animation. En quelques mots un lieu parfait pour préparer notre bateau à cette deuxième partie du voyage et consacrer du temps à notre activité de freelance.

Cette année, nous avons choisi de partager notre voyage. Nous accueillons à notre bord Annouk et Arthur. Nous voilà parti le mercredi 12 en direction de l’Atlantique. Notre objectif est de rejoindre les îles Canaries.

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Peu de vent pour cette première traversée, nous devons rapidement allumer le moteur. Le trajet s’écoule tranquillement. Vers 20h, le moteur toussote et cale. Nous nous retrouvons sur une mer d’huile, sans vent, à la dérive. Que se passe-t-il ? Cela ressemble fort à une panne très classique sur les voiliers : le réservoir de gasoil contient des impuretés qui ne peuvent passer dans le moteur, il s’étouffe et calle. Lucas ferme le premier réservoir et ouvre le deuxième. Le moteur reprend !

Génial, nous sommes tous soulagés !

Cependant ce deuxième réservoir ne contient pas suffisamment de gasoil pour nous mener jusqu’à l’escale prévue, Gibraltar. La décision est prise de s’arrêter en chemin à Almérimar. Quelle bonne idée nous avons eu ! A deux miles de l’arrivée, c’est au tour du presse-étoupe de faire des siennes. Ce dernier chauffe très fort et couine (très fort aussi !). Lucas tente tout ce qu’il peut pour arrêter cela : il ajoute de la graisse, fais passer de l’eau dessus, rien n’y fait. Nous croisons les doigts pour arriver sans encombres jusqu’au port.

Une fois amarrés, Lucas regarde cela de plus près : le joint du presse-étoupe est censé contenir de l’eau pour lubrifier le système. Cela avait pourtant été fait lors de la mise à flot du bateau, ce printemps durant les travaux. Là, il était totalement sec. Heureusement le problème a vite été repéré et résolu.

Après une nuit de repos, nous repartons tôt le matin pour Gibraltar. Cette fois nous touchons un peu plus de vent durant la première demi-journée. Mais vers 13h, le moteur doit prendre le relais sur les voiles qui ne se gonflent plus suffisamment. Tout se passe très bien jusqu’à 1h du matin où le moteur cale à nouveau. Ah zut !!! Que se passe-t-il ? Cette fois cela ressemble à une panne sèche… Pourtant nous avions mis suffisamment de gasoil… Tout le monde est sur le pont pour trouver ce qu’il se passe ! Nous soulevons les planchés et trouvons des litres et des litres de gasoil répandu !!

Ce n’est pas vrai ! Quel départ ! Le problème trouve très vite une explication : nous nous sommes trompés dans les vannes de retour gasoil. Résultat : tout s’est déversé dans le réservoir qui était fermé (souvenez-vous la première traversée !) et répandu partout…

Nous inversons les vannes. C’est reparti ! Cela nous vaudra tout de même quelques bonnes heures de nettoyage à Gibraltar (sans parler des odeurs !).

L’arrivée à Gibraltar se fait dans l’après-midi du 15 juillet, dans la brume. Nous sommes donc très vigilants. Nous ne voyons pas tous les cargos qui nous entourent, mais pouvons aisément entendre leurs cornes de brume. Quelle ambiance étrange ! Et puis, quelques temps après, le rocher de Gibraltar se dévoile enfin, les contours des cargos se dessinent, nous entrons dans la baie de Gibraltar.

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Dès le lendemain nous partons pour le rocher ! Superbe visite. Nous crapahutons dans la montagne toute la journée. Les singes sont ici chez eux et vivent en liberté. Ils ne sont pas agressifs, mais viennent fouiller les poches et les sacs. Gare à votre casse-croute !! Tout en haut la vue est superbe.

Encore un beau souvenir dans nos mémoires.

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Nous attendons une météo favorable pour traverser le détroit. Il ne faut pas jouer avec la météo ici. Nous l’étudions sous tous les angles avant de prendre une décision. Nous partirons mardi 18 après la marée haute. Cela nous laisse encore une petite journée de repos !

Tout l’équipage à l’air ravi de cette escale, et nous avons tous hâte de repartir ! Les débuts de ce voyage en équipe se passe très bien, nous passons de très bons moments tous ensemble. Nous ne pouvions espérer mieux pour cette nouvelle saison.

 

Traversée du détroit de Gibraltar et escale à Cadix

 

Quelques jours après notre arrivée, la météo est favorable pour traverser le détroit de Gibraltar. Le passage n’a pas manqué à sa réputation ! 30 à 35 nœuds de vent à la sortie, ça décoiffe !

En face de Tarifa, les vagues et les moutons se lèvent, le pilote automatique ne tient plus très bien la route. Lucas prend la barre quelques heures et nous enchainons les ampanages entre la pointe de Tarifa et le couloir de Cargos. Nous avons pris deux ris et hissé la trinquette, nous avançons quand même à 8 nœuds.

Quelques heures après être sorti du détroit, le vent tombe d’un coup. Le moteur prend à nouveau le relais. Dans la nuit, il recommence à faire des siennes, mais nous arrivons tout de même à Cadix dans la nuit.

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Le soleil d’Andalousie nous offre une belle escale : plage, baignade, planche à voile et tapas.

Il est aussi temps de s’occuper sérieusement de ce souci avec les réservoirs à gasoil. Nous achetons le nécessaire pour fabriquer un filtre afin de filtrer les saletés qui encombrent le moteur lorsqu’il tourne. Nous parcourons la ville pour trouver les différents éléments : pompe, filtre à gasoil, tuyaux, raccord… Nous sommes samedi et devrions recevoir l’ensemble des éléments lundi.

La journée sera chargée : filtrage des réservoirs et dernier avitaillement avant de se lancer pour la traversée jusqu’à Madère.

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