La Palma, entre trekking & détente aux Canaries

La Palma, entre trekking & détente aux Canaries

Après avoir passé 10 superbes jours à Madère, nous avons repris la mer pour une petite traversée de deux jours. Les Canaries nous attendaient ! Nous avons jeté notre dévolu sur La Palma, l’île la plus à l’Ouest des Canaries. Encore une escale au top !

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Sympa la rencontre en haut du sommet !

La Palma : le rendez-vous des randonneurs

Madère était une belle entrée en matière pour le trekking. A la Palma, nous avons monté le niveau d’un cran ! L’île se divise en deux parties bien distinctes en ce qui concerne le climat : le nord-est est très humide. On y retrouve la même forêt primaire qu’à Madère. Le reste de l’île est volcanique et très sec. Lors des grosses chaleurs les risques d’incendies sont élevés. En août 2016, un feu a ravagé 3500 hectares et coûté la vie à un garde forestier.

Pour ne pas trop se dépayser, nous avons commencé par la partie Nord-Est. Voulant éviter la balade trop touristique, Annouk, notre équipière, nous a concocté un parcours personnalisé et accessible en transport en commun. En fait près de 80 sentiers parcourent l’île. Il est donc facile d’en suivre certains, de bifurquer sur d’autres et de choisir la destination. Super ! Mais Annouk n’avait pas bien vu les dénivelés ! Heureusement la balade valait le détour : nous sommes passés par le tout petit village de Las Lomadas, où seuls quelques agriculteurs s’y trouvent. Une petite mamie nous arrête en chemin et nous propose quelques poires de son jardin. Quelle belle rencontre !

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La gentillesse des habitants de l’île est remarquable

Quelques kilomètres plus loin, au croisement entre deux sentiers, quelques pommiers nous font de l’œil ! Et nous ne résistons pas longtemps à cueillir quelques pommes bien rouges et juteuses.

Sur La Palma se trouve une des plus grandes caldera au monde et le sommet de l’île se trouve à 2500 mètres d’altitude. Nous n’avons pas résisté très longtemps à parcourir cet immense volcan endormi.
Le volcan de Taburiente (c’est son nom) est un immense volcan dont le centre s’est effondré sur lui-même. Nous sommes donc partis de bon matin en direction del Roque de los Muchachos, point culminant de l’île … en autobus ! Une fois en haut nous n’avions plus qu’à parcourir tout le tour de la Caldera, pas moins de 24km nous attendaient. Paysages somptueux, et nuit dans un gite perché à 2000 mètres d’altitude. Le spectacle des étoiles est magnifique, comme en mer finalement, à la différence près que là le ciel ne bougeait pas !

Nous avons fait une grande partie des treks de l’île (vous pouvez les découvrir dans notre guide), nous nous sommes bien régalés. Une nouvelle passion pour cette activité serait-elle naît ?

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7h de trek à travers les volcans

Zen Attitude

La Palma est une île paisible, qui invite à la détente et où l’on a envie de rester.

L’ambiance est très « hippie ». D’ailleurs une communauté d’hippie (allemand) s’y est installée dans les années 60, et aujourd’hui nombres d’allemands viennent chercher le calme et la beauté de la nature. Finalement les quelques touristes que l’on croise sont des randonneurs pour la majorité. Amoureux de la nature se retrouvent sur les sentiers où les paysages sont à couper le souffle.

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A La Palma le Zen se niche jusque dans les nuages

C’est aussi un lieu de prédilection pour l’observation des étoiles, peu polluée par les lumières artificielles des villes, l’île abrite le troisième télescope le plus important du monde. Et il est facile d’aller se percher sur les volcans pour observer ce spectacle nocturne.

Je n’oublierai pas non plus la gentillesse des habitants de l’île. Peu encombrés par le tourisme, ils prennent le temps de papoter et de vous raconter les beautés de leur île. Même les policiers sont super détendus, alors que nous faisions du stop, une voiture de patrouille nous a gentiment déposée jusqu’à un arrêt de bus.

Entre la détente, les dégustations de rhum local, le marché au milles saveurs, les cascades, les piscines naturelles … La Palma nous aura offert beaucoup de bonheur.

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Dégustation de rhum promenade au marché, balade dans les piscines naturelles

Sans oublier une rencontre intéressante chez les voyageurs à la voile. Le voilier Sail Eat en escale pour quelques jours s’est amarré près de nous. Intrigués par le logo et eux nous demandant des renseignements sur l’île, c’est autour d’un apéritif que nous avons fait connaissance et découvert leur projet : un tour du monde à la voile autours de la cuisine ! A chaque escale, une rencontre culinaire (des chefs, des producteurs …). Les bocaux de bons petits plats s’empilent dans les cales de Sail It ! Et bien entendu, ils partagent toutes ces belles découvertes sur leur site !

La Palma c’était aussi la visite d’un ami de longue date ! Et nous avons eu beaucoup de plaisir à partager les délices de l’île avec lui. Tout juste rentré d’un voyage de plus de deux ans en Asie et en Nouvelle Zélande, le charme de La Palma ne l’a pas laissé indifférent pour autant.

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Au sommet des Volcans avec Alex !

Bref La Palma nous a conquis ! Nous pensions y séjourner une dizaines de jours, nous y serons finalement restés un mois !

Nous sommes aujourd’hui à Tenerife, où nous y resterons jusqu’à notre départ pour le Cap Vert. Le programme est simple : on travaille et on prépare le bateau ! Cette deuxième partie aura de quoi vous proposer quelques astuces de bricolage, à suivre … !

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 Madère, première escale Atlantique

Madère, première escale Atlantique

Nous avons navigué durant cinq jours pour atteindre l’île de Madère. Pour des navigateurs avertis cela n’est sans doute pas grand-chose. Pour Lucas rien de spectaculaire, de mon côté je me dis qu’il faut être « balaise » pour traverser des océans ! Cinq jour en mer c’est quelque chose !

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Sommet de Madère

Madère, en long, en large et en travers !

C’est avec beaucoup de joie que nous posons le pied à terre le 30 juillet. Nous faisons une première escale à la Marina de Quinta Do Lorde, tout à l’Est de l’île, elle a visiblement une bonne réputation et il est difficile d’obtenir une place à Funchal, la capitale. Cependant, malgré tout le confort, le modernisme et la gentillesse du personnel, nous tentons dès le lendemain d’obtenir une place à Funchal. Quinta Do Lorde est hors de prix et seul un bus peu desservit permet de quitter ce village vacance construit de toute pièce et vide de clients.

Nous arrivons alors à Funchal. Changement d’ambiance radical ! Le port est historique et accueille les voyageurs de passage depuis des dizaines d’années. Nous obtenons une place sur le quai à couple d’un autre bateau. C’est un peu le bazar à Funchal, on cale les bateaux qui arrivent comme on peut ! Et c’est ce qui fait tout le charme de cet endroit. Tout le long du quai, les voyageurs y ont inscrit le nom de leur bateau, la date de leur passage, parfois un joli dessein pour illustrer leur passage et leur voyage.

Cette fois nous sommes bel et bien sur la route du voyage !

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Il ne reste que quelques jours à Arthur, un de nos équipiers, pour profiter de l’île avant de partir. Nous décidons de louer une voiture durant 24h pour s’évader librement. Nous commençons le soir par se rendre tout à l’Ouest de l’île pour y admirer le coucher de soleil. On a beau en avoir de magnifique tous les jours de navigation, c’est un spectacle dont nous ne nous laçons pas. Nous faisons quelques arrêts dans la campagne Madéroise et prenons conscience de la géographie du lieu : mais comment les premiers habitants ont-ils fait ?

L’île est un immense caillou au dénivelé important. Lorsque les portugais s’y installèrent il y a plus de cinq siècles, l’île était inhabitée et entièrement recouverte de forêt originelle. Les premiers colons se chargèrent donc de bruler tout ce bois, planter de la canne à sucre et construire un impressionnant réseau d’irrigation (les levadas). Malgré toutes ces années de façonnage, et l’introduction des moyens modernes comme la construction d’une voie rapide, se déplacer dans l’île reste un peu compliqué lorsque l’on n’est pas du coin !La difficulté naturelles qu’imposent l’île, lui ont permis de conserver tout son charme. Les Madérois sont soucieux de préserver leur environnement, les apports en eau et en électricité sont en majorité issus du renouvelable et la forêt primaire est protégé.

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Tout à l’Ouest de l’île nous tombons sur un petit restaurant : terrasse sur les hauteurs face au coucher de soleil, barbecue, pas plus de six ou sept tables et l’entreprise est familiale. Il n’en faut pas plus pour nous charmer et passer une excellente soirée.

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Apéro coucher du soleil

Les visites, les randonnées, les découvertes s’enchainent durant les dix jours que nous avons passés à Madère. Nous en avons grandement profité. Le climat, les produits locaux, les Madérois, les paysages, la mer d’une clarté incroyable, tout est là pour vous charmer ! La seule ombre au tableau : les prix, le coût de la vie est assez élevé et la moindre activité atteint des sommets en termes de tarifs ! Nous avons d’ailleurs renoncé à certaines d’entre elles pour cette raison.

Au revoir Madère !

Nous serions bien restés un peu plus longtemps, mais une belle fenêtre météo s’ouvre devant nous et notre équipière Annouk voudrait bien voir les Canaries avant de repartir dix jours plus tard !

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 En route vers les îles de l’Atlantique

En route vers les îles de l’Atlantique

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Après une belle escale d’une semaine dans la baie de Cadiz, il est à présent temps de prendre la route pour notre première destination Atlantique : Madère.

Beaucoup de sentiments se mêlent avant ce départ, c’est notre première vraie traversée de plus de 48h, nous quittons le continent, et en même temps, nous attendions cela depuis des mois !

Nous appareillons le 25 juillet à 23h30. Les prévisions météo nous indiquent que nous devrons certainement utiliser le moteur les premières 24h, le temps de sortir du Golfe de Cadiz. Puis, le vent devrait être au rendez-vous tout au long du chemin. C’est parti pour 560 miles nautiques !

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Les premières 24h sont en effet relativement calmes, bien que nous veillons activement car beaucoup de trafic commercial à lieu dans cette zone. Les cargos et tankers traversent le golfe à toute vitesse pour rejoindre le détroit de Gibraltar.

De mon côté, je suis quelque peu angoissée à l’idée de passer autant de temps en mer, aussi loin des côtes. Pour autant, il va falloir s’y faire, dans quelques mois nous devrions traverser l’Atlantique. Mon dieu, rien que de prononcer ces mots, des frissons parcourent mon dos ! Excitation, peur, curiosité, tout se mêle !

Au petit matin du deuxième jour, il est 6h, Lucas me réveille. C’est l’heure de mon quart de surveillance. Je lève la tête, m’assois sur le lit, j’ai une drôle de sensation, la nausée ne se fait pas attendre. Une fois dans le cockpit je comprends mieux pourquoi ! Le vent souffle bien fort, les vagues atteignent presque la hauteur des panneaux solaires. Nous avançons vent et vagues de travers. Le quart est difficile, mais je tiens bon, tout le monde doit pouvoir se reposer à tour de rôle, nous avons encore trois ou quatre jours à passer en mer, ce n’est pas le moment de lâcher les autres ! 8h30 : mon quart est enfin fini, Annouk prend le relais et elle aussi subi les assauts de la mer. Alors qu’elle se sent un peu malade, une grosse vague déferle dans le cockpit. La pauvre Annouk se retrouve plaquée contre les winchs, complètement trempée. L’océan lui a souhaité la bienvenue !

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Heureusement cet épisode n’a pas duré plus de 30h. Lucas a tenu le cap sans problème et Arthur, notre jeune équipier, se sentait comme un poisson dans l’eau dans ce temps tumultueux ! Le troisième jour, les vagues se calment progressivement et nous avons pu à nouveau faire de vrai repas pour reprendre du poil de la bête ! Ainsi les trois jours de navigation qui ont suivi se sont passés paisiblement. Les quarts se sont enchainés, ainsi que les repas, le tout entrecoupé de lecture, jeux de société, musique… En revanche pas un seul poisson attrapé ! Nous qui espérions attraper notre première dorade coryphène. Pourtant Poséidon nous avait filé un coup de main en déposant quelques poulpes à l’avant du pont.

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Au matin du cinquième jour Madère apparait enfin à l’horizon ! Plus que quelques heures et nous serons arrivés. Le temps s’est vraiment calmé depuis le début du voyage, si bien que nous devons allumer le moteur si l’on veut espérer arriver avant la nuit. Nous visons le port de Quita Do Lorde, tout à l’Est de Madère. Le lieu est charmant et l’accueil chalereux. Cela change de la Méditerranée et en plus nous avons une place sur catway !  Tout l’équipage est très content d’être arrivé. Cette première traversée aura été une expérience très enrichissante pour chacun d’entre nous. La dynamique de notre petite équipe était au top. Pour une première c’était plutôt réussi. Quelques petites réparations nous attendent et nous comptons rester une dizaine de jours pour profiter à fond de Madère !

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 La saison 2 débute !

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De Cartagena à Gibraltar

L’escale à Cartagena se termine.

Nous sommes le 10 juillet 2017. Nous avons passé 9 mois dans cette ville. Et ce n’est pas sans un pincement au cœur que nous la quittons.  Mais enfin, c’est la vie que nous avons choisi ! Et nous en garderons un très bon souvenir : de belles rencontres, un climat idéal, de l’animation. En quelques mots un lieu parfait pour préparer notre bateau à cette deuxième partie du voyage et consacrer du temps à notre activité de freelance.

Cette année, nous avons choisi de partager notre voyage. Nous accueillons à notre bord Annouk et Arthur. Nous voilà parti le mercredi 12 en direction de l’Atlantique. Notre objectif est de rejoindre les îles Canaries.

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Peu de vent pour cette première traversée, nous devons rapidement allumer le moteur. Le trajet s’écoule tranquillement. Vers 20h, le moteur toussote et cale. Nous nous retrouvons sur une mer d’huile, sans vent, à la dérive. Que se passe-t-il ? Cela ressemble fort à une panne très classique sur les voiliers : le réservoir de gasoil contient des impuretés qui ne peuvent passer dans le moteur, il s’étouffe et calle. Lucas ferme le premier réservoir et ouvre le deuxième. Le moteur reprend !

Génial, nous sommes tous soulagés !

Cependant ce deuxième réservoir ne contient pas suffisamment de gasoil pour nous mener jusqu’à l’escale prévue, Gibraltar. La décision est prise de s’arrêter en chemin à Almérimar. Quelle bonne idée nous avons eu ! A deux miles de l’arrivée, c’est au tour du presse-étoupe de faire des siennes. Ce dernier chauffe très fort et couine (très fort aussi !). Lucas tente tout ce qu’il peut pour arrêter cela : il ajoute de la graisse, fais passer de l’eau dessus, rien n’y fait. Nous croisons les doigts pour arriver sans encombres jusqu’au port.

Une fois amarrés, Lucas regarde cela de plus près : le joint du presse-étoupe est censé contenir de l’eau pour lubrifier le système. Cela avait pourtant été fait lors de la mise à flot du bateau, ce printemps durant les travaux. Là, il était totalement sec. Heureusement le problème a vite été repéré et résolu.

Après une nuit de repos, nous repartons tôt le matin pour Gibraltar. Cette fois nous touchons un peu plus de vent durant la première demi-journée. Mais vers 13h, le moteur doit prendre le relais sur les voiles qui ne se gonflent plus suffisamment. Tout se passe très bien jusqu’à 1h du matin où le moteur cale à nouveau. Ah zut !!! Que se passe-t-il ? Cette fois cela ressemble à une panne sèche… Pourtant nous avions mis suffisamment de gasoil… Tout le monde est sur le pont pour trouver ce qu’il se passe ! Nous soulevons les planchés et trouvons des litres et des litres de gasoil répandu !!

Ce n’est pas vrai ! Quel départ ! Le problème trouve très vite une explication : nous nous sommes trompés dans les vannes de retour gasoil. Résultat : tout s’est déversé dans le réservoir qui était fermé (souvenez-vous la première traversée !) et répandu partout…

Nous inversons les vannes. C’est reparti ! Cela nous vaudra tout de même quelques bonnes heures de nettoyage à Gibraltar (sans parler des odeurs !).

L’arrivée à Gibraltar se fait dans l’après-midi du 15 juillet, dans la brume. Nous sommes donc très vigilants. Nous ne voyons pas tous les cargos qui nous entourent, mais pouvons aisément entendre leurs cornes de brume. Quelle ambiance étrange ! Et puis, quelques temps après, le rocher de Gibraltar se dévoile enfin, les contours des cargos se dessinent, nous entrons dans la baie de Gibraltar.

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Dès le lendemain nous partons pour le rocher ! Superbe visite. Nous crapahutons dans la montagne toute la journée. Les singes sont ici chez eux et vivent en liberté. Ils ne sont pas agressifs, mais viennent fouiller les poches et les sacs. Gare à votre casse-croute !! Tout en haut la vue est superbe.

Encore un beau souvenir dans nos mémoires.

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Nous attendons une météo favorable pour traverser le détroit. Il ne faut pas jouer avec la météo ici. Nous l’étudions sous tous les angles avant de prendre une décision. Nous partirons mardi 18 après la marée haute. Cela nous laisse encore une petite journée de repos !

Tout l’équipage à l’air ravi de cette escale, et nous avons tous hâte de repartir ! Les débuts de ce voyage en équipe se passe très bien, nous passons de très bons moments tous ensemble. Nous ne pouvions espérer mieux pour cette nouvelle saison.

 

Traversée du détroit de Gibraltar et escale à Cadix

 

Quelques jours après notre arrivée, la météo est favorable pour traverser le détroit de Gibraltar. Le passage n’a pas manqué à sa réputation ! 30 à 35 nœuds de vent à la sortie, ça décoiffe !

En face de Tarifa, les vagues et les moutons se lèvent, le pilote automatique ne tient plus très bien la route. Lucas prend la barre quelques heures et nous enchainons les ampanages entre la pointe de Tarifa et le couloir de Cargos. Nous avons pris deux ris et hissé la trinquette, nous avançons quand même à 8 nœuds.

Quelques heures après être sorti du détroit, le vent tombe d’un coup. Le moteur prend à nouveau le relais. Dans la nuit, il recommence à faire des siennes, mais nous arrivons tout de même à Cadix dans la nuit.

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Le soleil d’Andalousie nous offre une belle escale : plage, baignade, planche à voile et tapas.

Il est aussi temps de s’occuper sérieusement de ce souci avec les réservoirs à gasoil. Nous achetons le nécessaire pour fabriquer un filtre afin de filtrer les saletés qui encombrent le moteur lorsqu’il tourne. Nous parcourons la ville pour trouver les différents éléments : pompe, filtre à gasoil, tuyaux, raccord… Nous sommes samedi et devrions recevoir l’ensemble des éléments lundi.

La journée sera chargée : filtrage des réservoirs et dernier avitaillement avant de se lancer pour la traversée jusqu’à Madère.

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