Rencontre avec les troubadours des mers !

Rencontre avec les troubadours des mers !

Tau Here DSC_0081-Copier-300x169 Rencontre avec les troubadours des mers ! saison1 journaldebord Alors que notre escale à Carthagène est rythmée par beaucoup de travail sur le bateau, sur le blog (nous préparons de nouvelles choses pour la saison prochaine !) ou encore notre entreprise Web Adventure, le rythme de la ville se mêle parfois au nôtre.

Carthagène est une ville très animée et en ce début d’automne les températures encore agréables (plus de 25 degrés l’après-midi). Le port où nous nous trouvons se situe au centre de la vieille ville. Nous avons droit à des animations tous les week ends : concerts, animations sportives, culturelles …

Il y a une semaine, c’est la troupe de Festina Lente qui est venue s’installer sur les quais de Carthagène.

Très belle rencontre et surtout très enrichissante.

Festina Lente, c’est un groupe d’une vingtaine d’artistes-marins voyageant en voilier. Lorsqu’ils font escale, toute la troupe se met sur le pied de guerre pour monter un festival. Au programme : exposition, spectacles, buvette, tapas, stand de souvenir. Et ce n’est pas tout, Festina Lente s’associe avec des artistes locaux pour vous faire découvrir de l’art de tous milieux, tout horizon !

Le nom de la troupe est également très bien trouvé : Festina Lente signifie « Hâtes-toi lentement » en latin. Cet adage est très représentatif de la vie itinérante en voilier, en tout cas, cela nous a touché et nous avons trouvé que ce nom coulait sous le sens ! 

Tau Here DSC_0081-Copier-300x169 Rencontre avec les troubadours des mers ! saison1 journaldebord Ces troubadours des mers sont impressionnants de par leurs déterminations. Nous connaissons bien les tracas et les exigences d’organisation technique et administrative qu’exige la vie en voilier. Il nous est pourtant difficile d’imaginer comment organiser la vie de 20 personnes ainsi que tout le matériel nécessaire dans seulement 5 voiliers !!

Leur projet suit son cours et ils devraient continuer leur tournée jusqu’au printemps prochain à travers les îles de l’Océan Atlantique.

Bravo à cette troupe vraiment charmante, merci à eux pour le divertissement qu’ils nous ont offert et BON VENT !

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Road Trip à Altéa

Road Trip à Altéa

Lors de notre descente entre Valence et Carthagène, nous avons fait escale à Altéa, au nord d’Alicante. Nous avions décidé de descendre tranquillement vers le sud afin de profiter des belles journées d’automne qu’offre cette partie de l’Espagne.

Tau Here DSCN3251-Copier-300x169 Road Trip à Altéa saison1 journaldebord Toute la côte que l’on nomme la « Costa Blanca » est pour nous la plus belle de toute l’Espagne (je parle du continent bien sûr, car les îles des Baléares sont de vraies perles !). Il faut croire que nous ne sommes pas les seuls à le penser car les tarifs des ports sont exorbitants comparés au nord ou sud du pays.

Arrivé à Altéa, nous trouvons cet endroit tout à fait charmant et décidons d’y rester quelques jours. Nous avons loué une voiture et sommes partis dans les terres ! Les paysages valent vraiment le détour. Dès que l’on s’éloigne de la côte on se retrouve très rapidement dans les montagnes, rien de mieux pour changer d’air ! La visite du petit village de Guadalest était tout à fait délicieuse. Nous qui voulions sortir des sentiers battus, nous avons été servis ! Qui aurai cru que la route se transforme en chemin de terre sinuant entre les plantations d’oranges et de citrons et que tout en haut de la montagne, seul un camion vient approvisionner les habitants en produits frais ?! Tout à fait typique et agréable !Tau Here DSCN3251-Copier-300x169 Road Trip à Altéa saison1 journaldebord

Disposant de la voiture pour quelques jours nous avons également fait un crochet par Alicante, ville très charmante où nous avons visité la réplique de la « Santisima Trinidad » l’un des plus grands navires et le plus lourdement armée du monde (en son temps cela va s’en dire). 63 mètres de long pour 17 de large, il fut le vaisseau amiral de marine espagnole en juillet 1779 pendant la guerre de l’indépendance du nord de l’Amérique. Il connut sa fin tragique lors de la bataille de Trafalgar, capturé par les anglais qui voulurent le remorquer jusqu’à Gibraltar, il finit par sombrer au sud de Cadiz en 1805 car trop endommagé. Ce naufrage a été le symbole de la fin de la puissance espagnole dans les mers.

Après ces trois jours passés à terre, nous avons continué notre périple jusqu’à Carthagène, profitant des derniers jours de vents favorable à la navigation dans cette direction. Nous ne manquerons pas de visiter cette ville remplie d’histoire et de vous faire partager cela dans un nouvel article avant d’entreprendre des projets plus hivernaux, à savoir un peu de travail pour remplir la caisse de bord et entretenir notre beau Tau Here pour poursuivre le voyage à la prochaine belle saison.

 

La belle Valence

La belle Valence

Tau Here DSCF3028-300x169 La belle Valence saison1 journaldebord Après un mois d’août caniculaire et quelque peu sédentaire sur la côte espagnole, nous sommes descendus jusqu’à Valence.Cette fois nous nous sommes arrêtés quelques semaines pour des raisons professionnelles. Cependant nous n’avons pas manqué de profiter de cette ville fort agréable.

Valence est une très grande ville. Le port où nous sommes est quelque peu loin du centre. Ceci dit la ville offre un aménagement cyclable conséquent. Rares sont les rues dépourvues de pistes cyclable. A notre grand bonheur nous avons parcouru la ville par ce moyen de locomotion. Une très grande partie de la population se déplace de cette manière. On se croirait presque à Amsterdam !

Un immense parc faisant presque le tour de la ville et doté de pistes pour les cyclistes est le meilleur moyen de se déplacer dans Valence en restant au frais, à l’ombre des arbres. Sans oublier que nous avons la plage à 5 min en vélo du port. Rien de mieux que d’être en ville avec tous les avantages que cela offre, tout en profitant d’un peu de verdure et de baignades !Tau Here DSCF3028-300x169 La belle Valence saison1 journaldebord

Bien sûr nous n’avons pas pu passer à côté de la « Cité des Arts », immense complexe culturel au milieu de la ville et du parc, composés de quatre grands complexes : un musée consacré aux sciences, l’autre à l’océanographie et un troisième à l’art. Enfin, un grand complexe doté d’un planétarium propose des diffusions vidéo en 3D. Nous n’avons pas eu le temps de tout visiter. Mais cela nous a occupés pendant toute une journée !

L’architecture de la ville est également très intéressante et vaut le coup d’œil. Bref nous avons été conquis par cette ville où nous resterons encore une quinzaine de jours avant de reprendre la route.

Nous entamerons notre programme hivernal : descente tranquille jusqu’à la ville de Carthagène où nous passerons la saison froide !

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Bénicarlo

Bénicarlo

Tau Here 2016-08-Bénicarlo171-169x300 Bénicarlo saison1 journaldebord Une petite semaine dans la ville de Bénicarlo a été notre porte d’entrée pour découvrir la Costa del Azahar. Cette partie de l’Espagne est bien moins prisée que les îles Baléares. Il est vrai que la côte est à première vue moins attrayante. Les immeubles ont envahis une bonne partie de la côte, et la chaleur est parfois insoutenable. En revanche, cela a un avantage : les ports ne sont pas complets, le personnel est très serviable (car pas envahi) et les prix sont tout à fait correct pour un mois d’août.

Deux amies nous ont rejoints et nous avons passés avec elles une excellente semaine sur la côte espagnole. Nous avons partagés notre temps entre le farniente sur la plage, les balades touristiques et quelques sorties en bateau pour voir le paysage sous un autre angle. Bénicarlo se trouve à une quinzaine de minutes de la ville de Peñiscola. Cette petite citée historique se trouve sur une presque-île en hauteur et a des airs de Mont Saint-Michel, la chaleur en plus. Tout en haut se trouve un château templier, assez impressionnant et offrant une vue magnifique sur la Méditerranée et la côte. Les toutes petites rues escarpées sont vraiment très charmantes bien que toutes les boutiques vendent le même « artisanat ».
Arrivant des Baléares, nos yeux étaient habitués aux paysages paradisiaques. La Costa del Azahar offre d’autres attraits. Bien qu’au départ un peu déçu par le paysage, nous avons vite découvert que la côte n’est pas si défigurée que cela, certaines parties du littoral sont isolées et ont échappé aux constructions massive. L’eau est vraiment délicieuse entre 26 et 27 degrés selon les jours, c’est plus qu’aux Baléares. Et puis, Bénicarlo n’est vraiment pas envahi par le tourisme, ce qui en fait une ville balnéaire très agréable, respirable !Tau Here 2016-08-Bénicarlo171-169x300 Bénicarlo saison1 journaldebord

Nous avons eu le bonheur de recevoir notre amie Pauline avec sa fille âgée de 8 mois. Cela a été une drôle d’expérience, mais tellement enrichissante. Nous étions déjà convaincus qu’un bébé sur un bateau à toute sa place. Certes, il faut être vigilant, d’autant plus que nous n’avions pas vraiment eu le temps de tout adapter à la petite Emma qui grandit vite et qui maintenant rampe un peu partout ! Ceci-dit, elle s’est avérée tout à fait à l’aise sur le bateau, dans l’eau et encore mieux lors des petites balades en voilier ! De quoi réjouir sa maman, enchantée de voir sa fille évoluer dans cet environnement singulier.

Le mois d’août étant sous le signe des retrouvailles familiales et amicales, nous filons maintenant un peu plus au sud pour rejoindre une partie de ma famille.

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Minorque

Minorque

Tau Here 2016-07-Minorque008-300x169 Minorque saison1 journaldebord La vie en bateau pourrait se résumer ainsi et Minorque en est un exemple parfait : profiter chaque jour d’un paysage idyllique, de l’eau turquoise, des poissons se baladant autours de vous et de toute autre image de rêve. La description pourrait s’arrêter là. Mais il n’en est rien ! Dans ce paradis viennent parfois s’incruster de petites choses qui rendent ces moments forts désagréables. Alors que nous étions tranquillement mouillé dans la magnifique cala Mitjana (au sud de l’île), un fort vent du sud est venu nous enquiquiner, soulevant de bonnes vagues et rendant le mouillage très désagréable. Quelques heures plus tard, alors que ce vent était enfin tombé et que nous profitions tranquillement de la soirée, une belle houle bien formée s’est invitée parmi nous.Tau Here 2016-07-Minorque008-300x169 Minorque saison1 journaldebord

Non, non je ne vais pas me plaindre de notre sort, lorsque je vois ces pauvre touristes sur leurs kayaks et autre petites embarcations louées à la journée (paddle, vélo flottant …), luttant contre les vagues et le vent et tentant malgré tout de profiter de leur journée, je me dis que la vie en bateau est tout de même très sympa. Finalement, le paradis se mérite !

En terme de navigation Minorque est très agréable, malgré la forte affluence de la haute saison, il est toujours possible de trouver une place pour mouiller et les calas (les criques) sont très proches les unes des autres. Le petit bémol est qu’il est assez rare qu’il n’y ai pas de houle du sud, et c’est une partie de l’île où l’on est souvent car le vent dominant est celui du Nord (l’idée étant de se protéger du vent).

Nous avons passé presque trois semaines sur l’île, dont une grande partie avec la famille, c’est pourquoi nous n’avons pas eu l’occasion de visiter la partie Nord, et pour y avoir été depuis la terre, cela vaut le détour. Ce n’est que partie remise, nous devrions repasser par-là à la saison prochaine.Tau Here 2016-07-Minorque008-300x169 Minorque saison1 journaldebord

Nous sommes restés au mouillage dans la Cala Binisafua le temps de profiter des rencontres familiales, puis, nous avons tranquillement vogué dans quelques Calas où notre vie a été rythmée par les baignades, les couchés de soleil, la pêche ou encore quelques balades en annexe ou à la palme. Nous avons pêché notre premier poisson !!! Bon… il ne s’agit pas d’une grosse prise (pour ne pas dire qu’elle est toute petite !), mais tout de même, il fallait le noter !

Un soir, alors que le soleil passait doucement derrière l’horizon, le temps était calme, et nous profitions d’un apéritif dans le cockpit. Un petit groupe de trois Minorquins embarqués sur un kayak et équipés d’une guitare, sont venus pousser la chansonnette à la poupe du bateau. Très romantique ! Merci à ces trois jeunes hommes pour avoir rajouter une très belle image à celle de ce lieu sublime.Tau Here 2016-07-Minorque008-300x169 Minorque saison1 journaldebord

Nous sommes partis de Minorque en cette fin de juillet 2016 et rentrons à présent vers le continent où nous retrouverons une amie à Bénicarlo en Espagne.

 

 

 

De Carthagène aux Baléares

De Carthagène aux Baléares

Quatre jours de navigation vers des îles paradisiaques …

Tau Here DSCF2897-300x169 De Carthagène aux Baléares saison1 journaldebord

La vie en bateau est remplie d’imprévus. Certains sont agréables : belles rencontres, découvertes culinaires, bons plans économiques… D’autres en revanche le sont beaucoup moins. Après l’épisode du presse-étoupe (souvenez-vous lorsque notre bateau avait pris l’eau !) qui nous avait bloqué à Almérimar durant presque 10 jours – une journée pour réparer et neuf à attendre que la météo nous permette de repartir – voici l’épisode du frigo !

Arrivés à Carthagène, nous y faisons escale durant trois jours. Superbe ville, remplie de monuments historiques et offrant tous les avantages de la civilisation (shopping, supermarchés !). Le quatrième jour, la météo est bonne, nous partons pour les Baléares. Cette fois c’est pour de bon ! Nous nous levons au petit matin, prenons une douche, un peu de rangement pour que rien ne bouge durant la traversée, on remplit les réservoirs (la routine du départ finalement !), Lucas fait une dernière vérification : le frigo. N’a t-il pas fait trop de glace ? Il ne fonctionne plus très bien, fait beaucoup de glace et consomme énormément d’énergie. Zut, l’évaporateur est plein de glace. Qu’à cela ne tienne, nous tentons de l’enlever en frappant dessus, ainsi le frigo consommera moins et, si nous naviguons seulement à la voile, nous aurons suffisamment d’énergie pour le pilote automatique. Mais un coup trop fort et mal dirigé perce un des tuyaux de l’évaporateur, répandant tous le gaz hors du système frigorifique.
Nous revoila parti sur le même scénario : deux jours pour réparer (24h pour recevoir les pièces et une journée de travail) et une semaine à attendre que Mme Météo nous permette de repartir. Nous avons été ainsi bloqués deux fois par un flux de nord bien établi. En d’autres termes, nous essayions de remonter vers les Baléares, et le vent nous en empêchait : vent fort de face qui, en plus de nous freiner fortement, soulève également une mer de face . Cela ralenti doublement et rend le trajet très inconfortable.

Enfin, un beau jour du 5 juillet 2016, la météo nous offrit une petite fenêtre nous permettant de remonter et de nous faufiler entre les îles des Baléares ! C’est parti pour quatre jours et demi de navigations, avec au bout la récompense des îles !

Nous avons navigué près de 36h entre Carthagène et Formentera (petite île au sud de l’île d’Ibiza) où nous avons décidé de faire une halte au mouillage avant de repartir le lendemain. Quelle ne fut pas notre déception de voir le fameux mouillage que l’on nous avait conseillé rempli de touristes.Tau Here DSCF2897-300x169 De Carthagène aux Baléares saison1 journaldebord Certes, nous sommes au mois de juillet et il ne faut pas s’attendre à trouver les escales désertiques. Mais nous ne nous attendions pas à cela pour autant. Après s’être faufilé entre les très nombreux bateaux, nous tentons de poser l’ancre. Mais cette dernière n’accroche pas et notre bateau tend à déraper sur ceux des voisins. Dans un élan un peu trop rapide, je voulu aider notre guindeau (élément servant à remonter la chaine et l’ancre) en ramenant la chaine à la main. Grave erreur : mes doigts se sont coincés dans le guindeau, me valant une petite visite à l’hôpital local… Heureusement, plus de peur que de mal, mes doigts sont un peu meurtris mais sains et saufs !

Nous avons repris la route dès le lendemain en direction de Majorque où nous avons fait une escale très agréable d’une nuit, et sommes finalement arrivés à Minorque le 10 juillet.
Notre premier mouillage sur l’ile était somptueux : eau turquoise, falaises rocheuses surmontés de pinèdes. Minorque est une très belle île.

Nous sommes actuellement au mouillage dans la Cala de Binisafua, juste en bas de la maison familiale. Nous partageons notre temps entre terre et mer. D’ici quelques jours, nous reprendrons le bateau pour faire un petit tour de l’île avant de remettre le cap sur le continent où d’autres aventures nous attendent.

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