Le jour où un canapé m’a rappelé combien j’aimais le voyage

Le jour où un canapé m’a rappelé combien j’aimais le voyage

 

Billet d’humeur

Il y a peu, je suis rentrée quelques jours en France. Une petite pause dans le voyage pour régler divers papiers administratifs et faire un petit coucou à mes grands-parents. Après 4 h de vol je débarque à Toulouse. La température est plus fraîche, mais supportable. Les toulousains sont des gens agréables, alors même s’il est 3h du matin, l’arrivée est plutôt cool.

Une heure plus tard, j’arrive chez mon beau-frère. Il  m’héberge gentiment pour une nuit. Cela me dépanne bien car s’il n’avait pas été là, j’aurai certainement passé la nuit à l’aéroport.

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Quelques minutes de papotage, deux verres d’eau et un code wifi plus tard, une drôle d’impression m’envahit. Bien installé dans le canapé, quelque chose me trouble et distrait mon repos. Il me faut du temps pour analyser ce qu’il se passe. C’est stable, incroyablement stable. Rien ne bouge pas même un petit dodelinement du canapé, rien. Étrange sensation. Et puis il y a le bruit du frigo, celui de l’ordinateur et des voitures dehors. J’ai l’impression d’avoir atterri sur une autre planète. Tout est tellement différent. Mais qui donc peut bien vivre dans de grandes boites carrées immobiles et entassées les unes sur les autres ?

Ahhh comme on oublie vite les choses ! il n’y a pas trois ans, je trouvais cela tout à fait banal, et même, il y a 5 ans, je ne voyais pas comment on pouvait faire autrement ! Et pourtant aujourd’hui je vie en bateau, cela me paraît banal et revenir en arrière ne me plairais guère. Comme quoi on peut s’habituer à tout, trouver du plaisir dans toute chose et s’amuser de la vision que l’on avait avant !

Comment mon point de vue sur ce mode de vie a changé et pourquoi ?

Jusqu’à cette nuit-là où cette pensée s’est glissée dans ma tête, je ne me considérais pas comme une navigatrice. Et je précise que ce n’est toujours pas le cas !! Le mal de mer me fait toujours souffrir, les vagues ne m’amusent pas vraiment, découper un poisson en pleine mer me retourne l’estomac, faire de la voile au près m’inconforte. Enfin vous l’aurez compris, tous les moments que je passe en bateau ne sont pas un rêve paradisiaque !! Tout me portait à croire que lorsque je reviendrai quelques temps sur le plancher des vaches, je m’y sentirai bien, voire que j’envisage d’y retourner.

Pourtant, allongé sur ce canapé, à cet instant, je me rends compte que c’est tout le contraire. Vivre en bateau, avec tous les inconvénients que cela comporte me parait bien moins insensé que de vivre dans une boite !

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Ce jour là j’ai bien failli perdre mes doigts en manipulant le guindeau … !

Qu’est ce qui a changé alors ?

Aussi étrange que cela puisse paraitre, je n’échangerai pas les heures à nettoyer le gasoil dans les fonds en pleine mer, ou encore les quarts de nuits à surveiller les dents serrées pour éviter de rendre le repas, ou bien même 24h à se nourrir exclusivement de bananes et de snikers tant la mauvaise mer nous empêche de cuisiner ne serait-ce qu’un bol de pâte contre une boite aussi confortable et chaleureuse soit-elle.

Les nomades me comprendront certainement. Les autres, vous devez probablement vous dire qu’une case de mon cerveau est tombée au fond de la mer ! Et je ne peux qu’entendre votre scepticisme !

Moi à l’origine, je suis une terrienne, une vraie qui aime le sol stable ! En plus de cela, le confort est un mot qui me va bien. Je m’y sens bien dedans et je le pensais nécessaire à mon bien-être. Mais le voyage à cet effet-là sur vous qu’il vous transporte, il vous révèle. Je suis partie pour plusieurs raisons, une d’entre elle était de me découvrir. Je crois finalement que dans le voyage on se construit, on se façonne. Le voyage c’est tellement de galères, qu’il est impossible de se cacher derrière des faux-semblants. Ce n’est pas un luxe possible. C’est alors que vous commencez à exister. Et même si cela implique de se passer de frigo, de vomir vos tripes durant toute une nuit ou d’avoir l’intégralité du bateau qui sent le gasoil pendant des semaines, peu importe. Chaque instant est vrai qu’il soit agréable, nouveau, bizarre, sympa, douloureux … ou non.

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Entre Cocooning et aventure, le choix à parfois été difficile !

Ce soir-là donc,  je ne suis pas devenue aventurière, navigatrice ou exploratrice. Ce soir-là je suis simplement devenue, moi, nomade sur l’eau. Une piqure de rappel à terre m’a suffi à me rendre compte à quel point le nomadisme, avec tout ce qu’il implique est agréable. Les jours passent et ne se ressemblent pas. On apprend, on rencontre, on découvre.
Alors à travers ce petit article, je vous invite à expérimenter la vie de nomade ! Parce que qui que vous soyez, quelle que soit votre histoire et votre tempérament, vous découvrirez à coup sûr de belles choses. Si vous vous êtes déjà lancé, alors tout comme moi, j’espère que vous tirez parti de tout ce que cela vous apporte !

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 La Palma, entre trekking & détente aux Canaries

La Palma, entre trekking & détente aux Canaries

Après avoir passé 10 superbes jours à Madère, nous avons repris la mer pour une petite traversée de deux jours. Les Canaries nous attendaient ! Nous avons jeté notre dévolu sur La Palma, l’île la plus à l’Ouest des Canaries. Encore une escale au top !

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Sympa la rencontre en haut du sommet !

La Palma : le rendez-vous des randonneurs

Madère était une belle entrée en matière pour le trekking. A la Palma, nous avons monté le niveau d’un cran ! L’île se divise en deux parties bien distinctes en ce qui concerne le climat : le nord-est est très humide. On y retrouve la même forêt primaire qu’à Madère. Le reste de l’île est volcanique et très sec. Lors des grosses chaleurs les risques d’incendies sont élevés. En août 2016, un feu a ravagé 3500 hectares et coûté la vie à un garde forestier.

Pour ne pas trop se dépayser, nous avons commencé par la partie Nord-Est. Voulant éviter la balade trop touristique, Annouk, notre équipière, nous a concocté un parcours personnalisé et accessible en transport en commun. En fait près de 80 sentiers parcourent l’île. Il est donc facile d’en suivre certains, de bifurquer sur d’autres et de choisir la destination. Super ! Mais Annouk n’avait pas bien vu les dénivelés ! Heureusement la balade valait le détour : nous sommes passés par le tout petit village de Las Lomadas, où seuls quelques agriculteurs s’y trouvent. Une petite mamie nous arrête en chemin et nous propose quelques poires de son jardin. Quelle belle rencontre !

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La gentillesse des habitants de l’île est remarquable

Quelques kilomètres plus loin, au croisement entre deux sentiers, quelques pommiers nous font de l’œil ! Et nous ne résistons pas longtemps à cueillir quelques pommes bien rouges et juteuses.

Sur La Palma se trouve une des plus grandes caldera au monde et le sommet de l’île se trouve à 2500 mètres d’altitude. Nous n’avons pas résisté très longtemps à parcourir cet immense volcan endormi.
Le volcan de Taburiente (c’est son nom) est un immense volcan dont le centre s’est effondré sur lui-même. Nous sommes donc partis de bon matin en direction del Roque de los Muchachos, point culminant de l’île … en autobus ! Une fois en haut nous n’avions plus qu’à parcourir tout le tour de la Caldera, pas moins de 24km nous attendaient. Paysages somptueux, et nuit dans un gite perché à 2000 mètres d’altitude. Le spectacle des étoiles est magnifique, comme en mer finalement, à la différence près que là le ciel ne bougeait pas !

Nous avons fait une grande partie des treks de l’île (vous pouvez les découvrir dans notre guide), nous nous sommes bien régalés. Une nouvelle passion pour cette activité serait-elle naît ?

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7h de trek à travers les volcans

Zen Attitude

La Palma est une île paisible, qui invite à la détente et où l’on a envie de rester.

L’ambiance est très « hippie ». D’ailleurs une communauté d’hippie (allemand) s’y est installée dans les années 60, et aujourd’hui nombres d’allemands viennent chercher le calme et la beauté de la nature. Finalement les quelques touristes que l’on croise sont des randonneurs pour la majorité. Amoureux de la nature se retrouvent sur les sentiers où les paysages sont à couper le souffle.

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A La Palma le Zen se niche jusque dans les nuages

C’est aussi un lieu de prédilection pour l’observation des étoiles, peu polluée par les lumières artificielles des villes, l’île abrite le troisième télescope le plus important du monde. Et il est facile d’aller se percher sur les volcans pour observer ce spectacle nocturne.

Je n’oublierai pas non plus la gentillesse des habitants de l’île. Peu encombrés par le tourisme, ils prennent le temps de papoter et de vous raconter les beautés de leur île. Même les policiers sont super détendus, alors que nous faisions du stop, une voiture de patrouille nous a gentiment déposée jusqu’à un arrêt de bus.

Entre la détente, les dégustations de rhum local, le marché au milles saveurs, les cascades, les piscines naturelles … La Palma nous aura offert beaucoup de bonheur.

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Dégustation de rhum promenade au marché, balade dans les piscines naturelles

Sans oublier une rencontre intéressante chez les voyageurs à la voile. Le voilier Sail Eat en escale pour quelques jours s’est amarré près de nous. Intrigués par le logo et eux nous demandant des renseignements sur l’île, c’est autour d’un apéritif que nous avons fait connaissance et découvert leur projet : un tour du monde à la voile autours de la cuisine ! A chaque escale, une rencontre culinaire (des chefs, des producteurs …). Les bocaux de bons petits plats s’empilent dans les cales de Sail It ! Et bien entendu, ils partagent toutes ces belles découvertes sur leur site !

La Palma c’était aussi la visite d’un ami de longue date ! Et nous avons eu beaucoup de plaisir à partager les délices de l’île avec lui. Tout juste rentré d’un voyage de plus de deux ans en Asie et en Nouvelle Zélande, le charme de La Palma ne l’a pas laissé indifférent pour autant.

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Au sommet des Volcans avec Alex !

Bref La Palma nous a conquis ! Nous pensions y séjourner une dizaines de jours, nous y serons finalement restés un mois !

Nous sommes aujourd’hui à Tenerife, où nous y resterons jusqu’à notre départ pour le Cap Vert. Le programme est simple : on travaille et on prépare le bateau ! Cette deuxième partie aura de quoi vous proposer quelques astuces de bricolage, à suivre … !

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 Préparer son voyage à la voile, le départ administratif des Québéquois

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La Vie de Nomade

Il y a quelques temps, nous avons mis en ligne un article sur la préparation administrative avant un départ en voilier. Voyager en voilier ne rentre malheureusement dans aucune case de l’administration et il faut donc jongler entre différents statuts et bien anticiper les choses. Parmi les retours que nous avons eus, ceux de la communauté Québéquoise se sont fait entendre. Très nombreux à voyager sur l’eau, nos amis outre-Atlantique se demandaient comment préparer leur départ également.

Alors aujourd’hui nous recevons Lizanne du blog Voilier Bidule pour nous détailler tout cela !
Elle est Québéquoise et cela fait maintenant sept ans qu’elle parcourt les mers sur son voilier. La team Tau Here est ravie de l’accueillir ici ! On lui laisse la parole !

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Voilier Bidule aux Antilles

Lizanne :

Récemment, Sonia, une copine du groupe Facebook « Femmes en bateau » qui a quitté la France avec son conjoint en avril 2016 a écrit un article de blog sur les considérations administratives d’un départ. Quelques membres de ce même groupe ont montré un intérêt pour une version québécoise traitant du même sujet. La voici ! Notez que cet article se veut un complément à celui de Sonia. Alors, si vous voulez lire l’article original ou si vous êtes Français, c’est ici. Voici donc quelques points à ajouter à votre liste de choses à régler avant votre grand départ vers l’aventure.

Assurances bateau:

Les différents pays visités ne vous obligeront pas à avoir de l’assurance. C’est donc un choix personnel selon la valeur du bateau et votre niveau de confort face aux risques. Les compagnies canadiennes en général ne vous assurerons plus à partir du moment où vous quittez les côtes. Il faut donc trouver une compagnie extérieure qui voudra bien le faire. Un appel à tous sur les groupes de voileux FB peut vous offrir plusieurs solutions si vous avez le portefeuille assez garni.

Par ailleurs, si vous pensez amarrer au quai d’une marina à l’occasion, vous allez avoir besoin d’une assurance responsabilité civile (ou tiers, c’est la même chose). Elle est régulièrement exigée. Encore une fois, il ne faut pas compter sur l’aide des compagnies canadiennes. Nous utilisons le broker français « Mer assurances » qui nous fournit une police anglaise que nous payons environ 500 Euros par année. Encore une fois, un appel à tous pourrait vous fournir d’autres options.

Assurances santé:

La RAMQ vous offre la possibilité d’une année de couverture à l’extérieur du Québec durant 7 ans (il est possible de la conserver quelques mois de plus dépendant du temps de l’année où vous quittez le territoire). Il faut faire une demande par écrit pour l’obtenir. Tous les détails se trouvent sur le site web de la régie. Vous pouvez essayer de leur offrir de continuer à payer des cotisations en échange de la continuation d’une couverture mais, la réponse sera non. Donc après la première année, vous pouvez vous assurer au privé si tel est votre choix. Encore une fois, les pays visités ne l’obligent pas pour l’instant. La seule demande que nous avons eue parmi la trentaine de pays visités jusqu’à maintenant était celle d’un agent en Polynésie Française qui voulait une preuve d’assurance avant de fournir, pour nous, la caution d’entrée. Les compagnies canadiennes offrent seulement des polices pour compléter l’assurance offerte par la RAMQ. Je sais que DAN aux US offre des plans mais ils y en a sûrement d’autres.

Certains pays offrent des soins à prix raisonnables. Une consultation médicale peut coûter 50$ US en moyenne. Quelques-uns offrent des soins gratuitement si vos blessures ont été causées par un accident tel que la Nouvelle-Zélande. L’obtention d’antibiotiques au Vanuatu pour tuer un staphylocoque qui essayait de me bouffer la cheville a coûté la modique somme de 1$. L’injection d’un vaccin et la consultation avec un médecin spécialisé en maladies tropicales aux Canaries nous avait coûté 10 Euros plus le prix du vaccin. Ceci dit, une maladie grave, une chirurgie ou un accident sérieux peut faire monter la facture rapidement. À vous de décider comment gérer le risque.

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Statut social (sécu)

Au Canada, on est résident ou ont ne l’est pas. Si le choix est de ne pas l’être, vous n’aurez plus d’adresse, de compte de banque, de permis de conduire, … et vous aurez une adresse à l’étranger. Ce n’est pas très pratique pour nous alors nous restons résidents. Ceci implique d’avoir une adresse au Québec avec quelqu’un qui s’occupe d’ouvrir votre courrier. Ce n’est pas une grosse tâche car il n’y en aura pas beaucoup. À ma connaissance, aucune agence n’offre ce service chez nous contrairement à nos cousins français. Vu que le nombre de personnes logeant à un endroit n’influence pas les taxes ou les impôts à moins d’être seul, il est plus facile de trouver un volontaire pour nous aider.

Nous n’avons pas de sécurité sociale une fois en voyage mais il faut quand même fournir une déclaration d’impôts annuelle. Notez que si vous n’êtes plus éligible pour l’assurance maladie, vous ne devez pas non plus payer pour l’assurance médicaments qui est réclamée au moment de la déclaration. Le gouvernement du Québec a encore un peu de difficultés à comprendre ce point et nous devons leur rappeler à chaque déclaration. Vous pouvez remplir les déclarations par internet mais nous laissons une copine comptable les faire pour nous en échange de cadeaux exotiques d’un peu partout dans le monde. Il n’y a pas de démarches précises à effectuer auprès des gouvernements si vous restez résidents.

Permis de conduire et Passeport:

Contrairement à nos copains français, nous devons renouveler notre permis de conduire tous les ans. Les paiements peuvent se faire à distance mais pas le renouvellement de photo qui se fait aux quatre ans. Il est possible d’obtenir une année supplémentaire « sans photo » si vous en faites la demande par écrit à la SAAQ. Donc vous allez devoir prévoir un retour au Québec tous les cinq ans pour ce renouvellement. Si votre photo devient périmée quelques mois après votre départ, sachez qu’il est possible de faire prendre la photo jusqu’à 6 mois d’avance et la faire mettre à votre dossier jusqu’au renouvellement. Pour plus de 6 mois, vous allez devoir revenir. Nous n’avons pas de permis international et personne ne l’a jamais demandé. Par ailleurs, sur le site web de la SAAQ se trouve une feuille explicative en anglais du permis que l’on peut imprimer et montrer en cas de besoin.

Si votre plan est d’aller dans le sud, un visa n’est pas nécessaire pour plusieurs pays ou pour les États-Unis. Par contre si vous voulez sortir de cette zone, le passeport ainsi que des visas seront peut-être demandés. Par exemple, si vous voulez passer plus de 90 jours en Europe, il faut appliquer pour un visa longue durée. Le site web de voyage du gouvernement canadien (https://voyage.gc.ca) donne toutes les informations nécessaires. Pour un renouvellement de passeport à l’étranger, vous trouverez sur ce même site des informations sur les différentes ambassades qui offrent le service. Avant que l’expiration soit à 10 ans, j’ai dû refaire mon passeport à Trinidad et en Nouvelle-Zélande sans problème mais tout en anglais. Avec le nouveau délai, la plupart des voyageurs seront rentrés avant d’avoir besoin de renouveler. Pour des informations sur les procédures d’entrées et sortie des pays en bateaux, le site le plus complet est celui de Jimmy Cornell (www.noonsite.com) qui est en anglais seulement. Je partage aussi des informations sur mon blog mais seulement pour les pays à l’extérieur des Antilles où c’est plus compliqué.

Licence radio:

Selon la loi, vous devez obtenir une licence radio pour votre VHF si vous quittez le territoire. Ceci n’est pas la même chose que le certificat d’opérateur radio que vous devez avoir de toute façon au Québec. Les documents à remplir à l’arrivée dans un pays vont presque toujours vous le demander votre indicatif sans que personne ne semble vraiment vérifier. Ceci étant dit, c’est la loi alors voici le site web : https://www.tc.gc.ca/fra/securitemaritime/epe-navigation-radiocomms-faqs-1489.htm.

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Banques:

Il est intéressant de vérifier avec votre banque ce que vous pouvez ou non faire à distance avant de partir. Je m’en sors mieux en effectuant des transactions à partir de mon compte à la Caisse populaire que celui à la BMO par exemple. Il y aura peut-être des dispositions à prendre ou des changements à faire. Nous avons aussi remarqué des endroits où Visa est accepté et pas MasterCard ou vice versa. Ce n’est que pour de rares endroits mais si vous partez pour un tour du monde, ce n’est pas une mauvaise idée d’avoir les deux. Ne comptez pas trop sur vos cartes de banques pour effectuer des retraits d’argent. Cela fonctionne mieux avec les cartes de crédit.

Budget:

Mon expérience et mes lectures concordent avec ce qu’a écrit Sonia; un budget de 2000$ Can par mois pour deux est la moyenne. Bien sûr, certains vivent de poisson et de riz pour moins et d’autres aiment les marinas, les locations de voitures, les centres de plongée et ont besoin de plus. Soit les marins s’adaptent à leur budget, soit ils retournent au travail.

Communications:

Il y a eu un temps où l’on pouvait s’approcher de terre avec une antenne Wifi et trouver des réseaux internet ouvert et gratuit mais c’est moins vrai aujourd’hui. Et même, plus du tout à bien des endroits sauf dans certaines marinas. Le plus simple quand on est près des côtes est d’avoir un cellulaire avec accès débloqué pour tous les fournisseurs et qui peut aussi servir de point de connexion Wifi. Ensuite, il suffit d’acheter un SIM local pour le téléphone et l’Internet. S’il vous faut absolument un numéro fixe, Skype offre ce service. En mer, il y a le téléphone satellite, la BLU ou le radio HF. Nous sommes tous les deux radios amateur et nous ne regrettons pas encore notre choix car, même si nous entendons depuis presque 10 ans que cette technologie est vouée à disparaître, nous avons toujours été capable de communiquer. Chacun fait son choix mais, je le mentionne car si la radio est également le vôtre, il faut penser à obtenir la licence avant le départ. Pour plus d’info voir le site web du Réseau du Capitaine (www.lereseauducapitaine.qc.ca).

Conclusion :

Quel que soit votre pays de résidence, la préparation administrative du départ n’est pas à laisser au hasard. Y penser six mois à l’avance peut être un bon délai.
Merci à Lizanne pour toutes ces précisions concernant le Québec.

Et vous comment avez-vous préparé votre départ ?!

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 Le Chou-fleur à croquer, ou comment faire manger du chou au reste de l’équipage !

Le Chou-fleur à croquer, ou comment faire manger du chou au reste de l’équipage !

Cooking Trip

Le chou-fleur, c’est bon ! Et surtout c’est un aliment qui se conserve très bien. Comme tous les choux d’ailleurs ! Mais voilà, le manger bouilli à l’eau c’est lassant pour les papilles. Souvent quand je le cuisine, le grand amiral Lucas est mécontent ! Cela lui rappelle certainement quelques (mauvais) souvenirs de sa tendre enfance ! Mais je ne vais tout de même pas me priver de cet excellent légume ?! Aller-Hop ! Il est temps d’innover et de faire apprécier le chou à tout le monde !
Voici une petite recette qui ravira votre palais et celui de votre équipage.

Tau Here cauliflower-2383332_1280-1024x682 <i class="fa fa-cutlery" aria-hidden="true"></i> Le Chou-fleur à croquer, ou comment faire manger du chou au reste de l'équipage ! cooking-trip blog

Ingrédients :

  • 1 chou-fleur
  • 3 œufs
  • Des herbes fraiches
  • Du formage rappé (celui que vous avez sous la main, le parmesan est très sympa dans cette recette)
  • Sel, poivre, épices selon votre goût.

Recette :

  1. Rincez le chou-fleur et rappez-le intégralement dans un grand récipient.
    Si vous avez un mixeur c’est encore mieux, ça va plus vite !
  2. Ajoutez 3 œufs et mélangez.
  3. Ajoutez ensuite tous vos ingrédients pour aromatiser la préparation : fromage, sel, poivre, herbes épices….
  4. Dans une poêle faites chauffer de l’huile d’olive et répartissez des galettes de votre préparation.
  5. Faites bien dorer de chaque côté pendant quelques minutes.

Variante : S’il vous en reste le lendemain, étalez les galettes de chou-fleur sur une plaque allant au four, ajouter dessus du fromage et du jambon et faites dorer le tout !

Conservation du chou-fleur : On peut le laver et le couper en petit bouquet à conserver dans des boites hermétiques au frigo. Sinon il se conserve très bien plusieurs jours dans un bac à fruit et légumes bien aéré, hors du frigo.

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 Le Milkshake des Canaries, une façon très gourmande d’utiliser le Gofio !

Le Milkshake des Canaries, une façon très gourmande d’utiliser le Gofio !

Cooking Trip

Fan de milkshake ?!
Sur Tau Here on le fait « à la canarienne » !

Tau Here milkshake-gofio-3 <i class="fa fa-cutlery" aria-hidden="true"></i> Le Milkshake des Canaries, une façon très gourmande d'utiliser le Gofio ! cooking-trip blog

Une spécialité des îles Canaries est le Gofio. Farine de céréales torréfiées, le Gofio se mange à toutes les sauces. Il fait partie intégrante de la culture canarienne  depuis le pré-hispannique.
Les canariens l’utilise aussi bien sucré que salé : dans les gâteaux, les mousses, les soupes ou tel quel en galette de pain.
Mais attention, la céréale étant torréfiée avant d’être moulue, le gofio ne remplace pas la farine. En effet, le Gofio ne lève pas. Très riche en nutriment et apportant un goût fort intéressant, on le rajoute dans les plats.

Voici la recette pour deux verres de milkshake !

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Ingrédients :

  • 1 banane (ou tout autre fruit de votre choix)
  • 1,5 cuillère à café de gofio (au chocolat c’est encore meilleur, on peut en trouver dans les boutiques spécialisées aux Canaries)
  • 1 cuillère à soupe de miel
  • 50 cl de lait
  • 4 ou 5 glaçons

Astuce : Si vous n’avez pas de Gofio sous la main : remplacez-le par 1,5 cuillère à café de chocolat en poudre.

Recette :

  1. Mettre tous les ingrédients dans un mixeur
  2. Mixez !
  3. Dégustez !

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